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Voici de façon succincte, les vingt trois conditions faisant l’objet de la charte ou wird tidiani. La Tariqa Tidjaniya repose à part entière sur les deux sources fondamentales que sont le Coran et la Tradition prophétique. Les conditions (chouroutes) de cette voie spirituelle trouvent ainsi logiquement leurs fondements dans les sources précitées. On en déduit alors, que si ces conditions sont respectées, la Tariqa l'est aussi. Le respect ainsi acquis, le disciple pourra en bénéficier pleinement. Il va de soi que chaque disciple se doit de connaître les "chouroutes" ainsi qu'un minimum en matière de Coran et de Hadith prophétique qui lui serviront d'appui (dalil).

  1. 01 : Celui qui a entendu l’appel à la prière (Adhan) du Soubh et qui a pensé que c’était l’heure du lever de l’aube (Fajr) a donc prié Soubh, puis il a accompli son Ouird (Lazim). Ensuite, il s’est aperçu qu’en fait il avait fait sa prière avant le lever de l’aube (donc avant l’heure légale pour l’accomplissement du Fajr et du Soubh), doit-il refaire son Ouird après sa prière ?

    R. 01 : Oui, il se doit de refaire aussi bien sa prière après le lever de l’aube que son Lazim, car la prière est rendue nulle puisque faite avant son heure légale. De même pour son Ouird, qui est rendu nul, car il n’a pas été fait avec l’intention de la devancer avant le Fajr, mais son intention était de la faire après la prière de Soubh. Or, comme son Soubh est annulé, il en est de même pour l’Ouird qui la suit. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 02 : Certains prétendent qu’il n’est pas souhaitable d’accomplir l’Ouird au moment du lever du soleil et de son coucher, qu’en est-il ?

    R. 02 : Cette prétention n’est qu’une farce de Chaïtan. Tu peux évoquer ton Lazim avant le lever du soleil comme avant son coucher « Écarte-toi donc de celui qui tourne le dos à notre rappel […] » (Sourate 53 l’étoile, verset 29) » ; « Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront du sentier de Dieu […] » (Sourate 06 Le bétail, verset 116). (Cheikh Nadhifi)

    Q. 03 : Celui qui a prié le ‘Asr seul puis qui accomplit le Lazim, mais qui ensuite, en sortant vaquer à ses affaires, entend l’Iqama du ‘Asr (appel marquant l’accomplissement immédiat de la prière) et donc accomplit sa prière du ‘Asr en groupe, est-ce que son Lazim est toujours valide ?

    R. 03 : Oui, son Lazim est valide et il n’a pas besoin de le refaire. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 04 : Certains disent que celui qui n’a pas pu effectuer son Lazim d’après-midi qu’après le ‘Icha, doit d’abord faire son Chaf’ et Witr avant de l’accomplir, qu’en est-il ? Et est-il permis d’effectuer son Lazim du matin avant d’avoir effectué son Chaf’ et Witr ?

    R. 04 : Il est permis de faire son Lazim avant de prier son Chaf’ et Witr, et celui qui le critique, se trompe. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 05 : Existe-t-il un ordre de préférence entre l’accomplissement du Lazim ou du Wadhifa ?

    R. 05 : Non, il n’y en a pas, on commence par celui qu’on veut. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 06 : Quelle est la règle concernant celui qui débute son Lazim puis un groupe vient et débute la Wadhifa. Or, si jamais il continue à compléter son Lazim, il ne pourra pas les rejoindre à temps, comment doit-il faire ?

    R. 06 : Il est rapporté dans Chahadata-l-Jani de Sidi Abdrahman Chinguitti, que celui-là doit retenir le nombre déjà accompli dans son Lazim, puis il rejoint le groupe pour réciter la Wadhifa avec eux et après avoir terminé la Wadhifa il complète ce qui lui manquait de son Lazim. (Même sentence pour Cheikh Hajjouji et Cheikh Omar Foutiyou)

    Q. 07 : Qu’en est-il pour celui qui accomplit son Lazim et qui souffle, est-ce que cela l’invalide comme pour la prière ou non ? Et celui qui éternue et louange Allah (en disant la formule : El Hamdou lillêh) et quelqu’un lui dit : « Ya rahmouk Allah » doit-il alors lui répondre ou non ? Et celui qui récite et qu’en raison d’une douleur en son corps il gémit un peu ou beaucoup, par oubli ou volontairement alors qu’en est-il ?

    R. 07 : Celui qui souffle durant son Lazim, il reste valide et de même pour celui qui répond au souhait d’éternuement ou qui gémit suite à une douleur, car le gémissement pour le malade est l’un des noms d’Allah. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 08 : Celui qui accomplit son Lazim, puis un groupe d’entre les frères vient s’asseoir où il se trouve et débute la récitation de la Wadhifa, et lui, il interrompt par oubli son Lazim et entre avec eux dans la récitation du Wadhifa jusqu’à la fin, que doit-il faire ?

    R. 08 : Il doit recommencer du début son Lazim. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 09 : Celui qui débute son Lazim alors que le groupe rentre et commence à accomplir la Wadhifa, puis lorsque le groupe arrive à la Salat Fatihi, celui qui accomplit le Lazim (qui est aussi à la Salat Fatihi) récite avec eux, mais avec l’intention du Lazim et sans bouger de sa place, est-ce valide ?

    R. 09: Son Lazim est valide, mais il faut prendre en compte d’une part que le Lazim ne s’accomplit pas à voix haute et que d’autre part on doit s’isoler pour son Lazim, loin de tout bruit. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 10 : Que doit faire celui qui a accompli son Soubh seul puis il commence son Lazim et au cours de la récitation un groupe est venu et a prié le Soubh et il s’est joint alors à eux, doit-il recommencer son Lazim ou le reprendre là où il s’est arrêté après avoir fini sa prière de Soubh ?

    R. 10 : Il se doit de refaire son Soubh en groupe puis il reprend son Lazim là où il l’a laissé sans besoin de le recommencer du début. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 11 : Celui qui perd ses ablutions durant son Lazim doit-il reprendre d’où il s’est arrêté (après avoir accompli ses ablutions) ?

    R. 11 : Non, il ne le peut pas, il doit recommencer depuis le début. (Cheikh Nadhifi)

    b[Q. 12 : Celui qui perd ses ablutions au moment de la récitation du verset « Ina Allah wa malaïkatah>ou yousallounna ‘ala Nabi […] » (Donc dans la formule de clôture) doit-il refaire ses ablutions et reprendre du début ?
    ]b
    R. 12: Non, sa Wadhifa ou son Lazim restent valides, car cela ne fait pas partie des piliers, donc à partir du moment où les piliers sont valides et préservés alors tout est validé. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 13 : Si le ou les disciples se trouvent dans un lieu, ou sur un tapis, où l’état de pureté est incertain, doivent-ils évoquer leur Lazim ou Wadhifa ou bien, est-il nécessaire d’être sûr de l’état de pureté ?

    R. 13 : Le lieu ou l’habit dont l’état de pureté est incertain doit être considéré comme pur, hormis pour la Djaouharatou-l-kamel qui ne peut être récitée avec un habit ou lieu à la pureté incertaine. Ainsi, ils peuvent évoquer et prier et doivent faire le remplacement (de la Djaouharatou-l-kamel par la Salat Fatihi). (El Ira-at de Hajj Hassan Ba’qili)

    Q. 14 : Celui qui accomplit le Tayyamoum pour l’accomplissement de son Ouird puis avant d’avoir pu terminer celui-ci, arrive l’accomplissement de la prière obligatoire pour laquelle il va faire un autre Tayyamoum, lorsqu’il clôture la prière doit-il refaire un autre Tayyamoum avant de reprendre son Lazim là où il s’est arrêté ?

    R. 14 : Il reprend son Lazim d’où il s’est arrêté sans avoir besoin de faire un autre Tayyamoum. (Cheikh Nadhifi) (Voir aussi Q. 33 - Wadhifa)

    Q. 15 : Celui qui saigne durant l’Ouird doit-il interrompre son Lazim ou le continuer ?

    R. 15 : Il doit aller laver le sang (sans parler) puis il revient continuer son Lazim sans le reprendre du début. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 16 : Si une personne prononce le mot « Aaah ! » par oubli, alors qu’en est-il pour la validité des oraisons ?

    R. 16 : Il est stipulé dans le livre Kaoukab El Wahaj que si une personne prononce le mot « Aaah ! » par nécessité ou oubli, il ne doit rien pour cela, mais par contre si c’est volontaire alors sa Wadhifa ou son Lazim est annulé pour cause d’amusement. (Soukeïrij)

    Q. 17 : Celui qui récite son Lazim avec quelqu’un qui prie à ses côtés, doit-il répondre à son Salam (de clôture de prière) ?

    R. 17 : Non, dans ce cas il n’a pas à répondre à son Salam. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 18 : Qu’en est-il pour la récitation du Lazim à côté de la récitation du Hizb (partie déterminée) quotidien du Qoran ? Et celui qui éternue doit-il prononcer la formule de louange secrètement ?

    R. 18 : On ne doit pas faire la récitation du Lazim ou de la Wadhifa au moment de la lecture du Hizb programmé « Et quand on récite le Qoran, prêtez-lui l’oreille attentivement et observez le silence […] » (Sourate 07 El A’raf, verset 204) ». Il faut choisir son moment pour l’accomplissement de la Wadhifa et son moment pour l’accomplissement du Lazim. De même, il n’est pas souhaitable d’accomplir son Lazim dans la mosquée au moment où celle-ci est remplie de cris et de bruits.

    Celui qui éternue durant le Lazim, qu’il prononce la formule de louange et celui qui l’entend, qu’il lui souhaite ses vœux par la formule : « Ya rahmouk Allah ». (Cheikh Nadhifi)

    Q. 19 : Celui qui accomplit son Lazim ou sa Wadhifa seul, et qu’en sa présence, on prononce le nom du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) peut-il prier sur lui ? Et de même, doit-il dire pour Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) la formule « Naf’na Allahou bihi (qu’Allah nous octroie le bienfait à travers lui) » lorsqu’on évoque son nom en sa présence ?

    R. 19 : Celui qui fait son Lazim et qui entend prononcer le nom du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), il n’y a pas de mal à ce qu’il prie sur lui en considération du hadith : « Celui auprès de qui j’ai été évoqué et qui ne prie pas sur moi, il m’a lésé ». Et quant au Cheikh, on n’a pas à dire « Naf’na Allahou bihi » au cours de l’accomplissement des oraisons. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 20 : Celui qui a un oubli au cours de l’accomplissement du Lazim ne sachant plus où il en est ?

    R. 20 : Il se base sur ce qui est certain et s’il n’a aucune certitude en rien, alors il recommence du début. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 21 : Celui qui offre la récompense de son Ouird à son frère, celui qui récite récolte-t-il aussi la récompense ?

    R. 21 : Celui qui accomplit le poids d’un atome de bien le verra, par contre celui qui veut offrir des récompenses qu’il le fasse pour les œuvres surérogatoires plutôt que les œuvres obligatoires. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 22 : La femme qui porte son enfant sur le dos, lui est-il permis de prier et de réciter ses oraisons ?

    R. 22 : La femme peut porter son enfant tout en priant et en évoquant son Ouird en raison de la nécessité (Daroura). (Cheikh Nadhifi)

    Q. 23 : Qu’en est-il pour celui qui récite ses oraisons, la nuit ou le jour, alors que son épouse se lave dans la pièce et qu’il n’y a qu’un tissu qui les sépare par exemple, ou même qu’il n’y en ait pas ? Et qu’en est-il pour celui qui récite son Ouird alors qu’elle est allongée à côté de lui ?

    R. 23 : Il n’y a aucune contrainte pour celui qui accomplit son Ouird alors que son épouse se trouve dans la même pièce que lui, et cela qu’elle que soit l’état dans lequel elle se trouve, éveillée ou endormie. (Cheikh Nadhifi)

    Q. 24 : Est-il préférable d’effectuer son Lazim à l’endroit où on a accompli sa Wadhifa ou alors est-il préférable de changer d’endroit ?

    R. 24 : Si l’endroit n’est pas perturbé par la présence des frères ou de leurs activités, il est possible d’y effectuer son Lazim, sinon il est préférable de changer d’endroit, car le plus important est de privilégier l’état de Présence et ce qui facilite cela. (Sidi Mohamed ibn Hasan Jakani)

    Q. 25 : Quelle est la règle pour celui qui ajoute à la formule de demande de pardon du Lazim « Astaghfirou-llah » la formule du Wadhifa (alladhi lê ilêha…) ou le contraire ?

    R. 25 : Celui qui remplace la formule de pardon du Lazim par celle de la Wadhifa ou le contraire, si cela est fait délibérément alors ils sont rendus nuls pour cause d’amusement. Par contre, si c’est par oubli ou par ignorance ou par erreur, alors il construit sur son intention et après avoir accompli les formules adéquates, il réparera (tout à la fin) par 100 fois « Astaghfirou-llah ». (El Ira-at de Hajj Hassan Ba’qili)

    Source Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe

 

Le Pôle parfait et le secours excellent, détenteur des prodiges abondants et des mérites courants de cette communauté, pleine lune du bonheur qui a illuminé les obscurités et le soleil de la guidée, Abou-l-Hassan Seïdina El Hajj 'Ali ibn Seïdina Hajj 'Aïssa Tamacini (qu’Allah l’agrée).Il faisait partie de l'élite des élites parmi les compagnons de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Il avait atteint des degrés immenses, dont Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) témoigna.

Le Wali parfait, celui qui a accédé à la connaissance (Ma'rifa), l'immense Khalife doté de la station (Maqam) élevée, le rassembleur des connaissances et des secrets, le supérieur dans le summum des degrés supérieurs, le soleil de la joie qui a illuminé l'horizon des degrés supérieurs et qui ne fut  jamais atteint par quiconque.  Il était parmi ceux qui avaient accédé à la connaissance et à la sainteté parfaite, il avait un rang  élevé auprès de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et celui-ci lui donnait  une très grande valeur, il mentionnait son rang élevé auprès de ses compagnons au point qu'il fut  envié par le proche et le lointain.  Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) disait à son sujet : Le Prophète (que la prière et la paix  d’Allah soient sur lui) m'a dit :

EL HADJI MALICK SY (RTA) est né vers 1855, au village de DOWFAL dans l’agglomération de GAYA,  à l’Est de DAGANA. Il est le fils de OUSMANE ( Demba Khourédia) SY et de FATIMATA WADE WELE. Le jeune Malick débuta sa formation à Gaya auprès de sa famille maternelle où son maître et homonyme Thierno Malick Sow l’initia au saint Coran. À l’age de 8 ans, il fut amené par son oncle paternel Amadou Sy dans le Djolof, à Sine, près de Sagata, le village de sa famille paternelle, revenu à Gaya, il ira suivre des cours auprès de Ngagne Ka, maître d’école Wolof pendant plusieurs mois et à Tiarène, dans le cercle de Matam, auprès de Mame Bassine SARR. Puis il alla chez le marabout ABDOU BITEYE à LOUGUE ( dans le cercle de Saldé) et chez Mamadou Top à Podor pour y achever l’étude du saint Coran.

Seydi Alioune Bâ, plus connu sous le nom de Mame Serigne, fait partie des Moukhadams de Seydi El Hadj Malick Sy qui ont donné à la « Tidjania » ses lettres de noblesse dans cette partie du Cayor. Au point que Guéoul et ses environs soient considérés aujourd'hui comme une place forte de la Tidjania, perpétuant le legs de Seydi El Hadj Malick Sy, qui a su imposer cette voie à l'écrasante majorité de la population sénégalaise. Exégèse du Coran, doublé d'une très forte érudition, Seydi Alioune Ba a impulsé une belle dynamique religieuse dans cette partie du pays, en participant à la formation des talibés tidjanes sur tous les plans.

Il s’agit d’un des plus illustres érudits de son époque. Contemporain du guide, il était aussi un de ses hommes de confiance attitrés, un maillon important du cercle restreint dont le sérieux et le charisme sont loués à travers tout le Sénégal et plus particulièrement à Leona (Kaolack) ou il a fini par s’installer et marquer son histoire.

La communauté omarienne celebre les 6 et 7 Janvier 2017, la ziarra annuelle dédiée à Thierno Mountaga Daha Cheikhou Oumar Al Foutiyou Tall, père de l’actuel khalife de la communauté omarienne , Thierno Bachir Tall.
L’histoire de Thierno Mountaga Daha Tall peut bien se résumer en ces deux lieux. Enterré à sa mort aux cimetières musulmans des Abattoirs à Dakar, il a été exhumé après 28 ans sous terre, pour être enterré à nouveau Louga. C’est cet homme de Dieu qui est célébré à Louga.

El Hadj Amadou Dème (rta) est né d’un père paysan et pasteur, Mamadou Lamine Bara Dème et de Aminata Bana. Après une enfance mouvementée, il étudia le Coran et s’adonna entièrement à l’enseignement du saint Coran et à la pratique de la religion. Il s’exprimait en sept langues parmi lesquelles l’arabe, le pulaar, le mandingue, le wolof. Il reçut plusieurs distinctions honorifiques du Sénégal : chevalier et commandeur de l’Ordre National. Décédé le 10 décembre 1973, il est enterré à l’ouest de la mosquée de Sokone qui porte son nom et qui a été classée monument historique2 par le gouvernement sénégalais.
1890
D’un père paysan et pasteur (Mamadou Lamine Bara DEME), Amadou naquit vers cette date à Mankano en Casamance, près de Ndjendé (Sédhiou). Sa naissance a coïncidé avec « la case du scorpion ».
Ses années d’enfance furent très mouvementées.

1891
Séjour à Ndiobène Gallo au Sine-Saloum, près de Ndoffane Laghem, avec son père et sa mère.

1892
Passage de Cheikhou Oumar Foutiyou TALL à Ndiobène Gallo. Il y prenait un de ses disciples.

1893
Mort de son père Mamadou Lamine Bara DEME à Ndiobène Gallo.

-Séjour à Keur Ama Niébé au Sine-Saloum, près de Ndiédieng.
A la mort de son père, son grand père Tafsir Ama Niébé vient le chercher avec sa mère Aminata DIALLO.

1894
Séjour à Sare Yoro Rata près de Keur Madiabel

1895
- Séjour à Bane Velor près de Ndiaffate au Sine-Saloum.
- Mort de son grand-père à Bane Velor. Sa mère Aminata DIALLO retourne avec lui à Gagué Chérif, à 27 km de Foundiougne.

Il avait alors 5 ans. Il n’avait pas encore fréquenté l’école coranique, mais son père lui avait déjà acheté une tablette.
Sa mère lui acheta son premier Coran sur l’argent qu’elle gagnait en filant.

1896
- Début des études coraniques à Koudom dans l’arrondissement de Ndiédieng au Sine-Saloum avec comme premier maître Tafsir GADIO.

Son grand-père paternel Mor Yacine DEME arrive de Gouye Soukh situé au Cayor, précisément dans l’arrondissement de Médina Dakhar. Il décida de l’amener pour pouvoir surveiller ses études coraniques.
- Séjour à Gouye Soukh. Etudes coraniques chez maître Mor Yacine DEME, son grand-père.

1902
Il termine ses études coraniques à 12 ans et revient à Gagué Chérif.
Connaissant parfaitement le Coran, il décida alors d’aller au Fouta Toro pour se cultiver

1903
Séjour au Fouta
En 4 ans, il séjourna successivement à :
- Médina Ndiathbé (Podor): avec comme maître Alpha Mamadou Aw. Il apprit le livre « RISSALA ».
- Walaldé près de Kaskas (Podor) avec comme maître Thierno Ibrahima Aw, frère de Alpha Mamadou Aw. Il apprit l’astronomie et les mathématiques ainsi que la Tariqa Tijaniya.
- Nguidjilone (Matam) avec comme troisième maître Thierno Yoro Bal. Il apprit « HAMZIYA ».


1904
Retour à Gagué Chérif
Il se prépara alors à affronter la vie, cette vie qui ne sera pas de tout repos pour lui.
Il décida d’aller s’installer à Bambougar à 5 km de Sokone.

1906
Séjour à Bambougar
Il enseignait le Coran et cultivait la terre. Après 2 ans, il vit en rêve un lieu qui lui était indiqué comme lieu de résidence. Ce fut son déplacement à Sokone.

1907
Arrivée à Sokone où il trouva comme hôtes Birame DIOUF, Serigne Saliou DIA, Elhadji Abdourahmane SY, Ibrahima BADIANE, Souleymane DIASSE, Momath THIAM COUMBA, Coly SENGHOR, Mor THIAM, Alioune FAYE, Issa DIANE, Mbagnick DIOP, pour ne citer que ceux-là.

Ses activités furent les mêmes qu’à Bambougar : enseigner le Coran et cultiver la terre.
En plus de ses enfants, il eut de nombreux talibés et finalement ses terres de Sokone ne suffirent plus. Ainsi, il allèrent passer l’hivernage à Ndiayène (14 km de Sokone) ou à Keur Yoro DIOP (9 km de Sokone) et revinrent pendant la saison sèche.

1922-1923
Il effectua le pèlerinage à la Mecque et étudia à Bagdad le rite Malékite et enseigna à Acre (Palestine).


1939
Le travail de la terre ne l’écarta jamais de la religion.
Il prit la décision de réaliser une oeuvre unique en son genre, intitulée : DIYAOU NAYIRAYNI, un commentaire du Coran qui revêt un caractère universel car toutes les branches du savoir humain y sont abordées : mathématiques, astronomie, sociologie, philosophie, géographie, etc.

1947
Il fonda son propre village qui porta le nom de Médina Elhadji Amadou DEME ou Ndémène à 7 km de Sokone.


1949
La première mouture de l’œuvre fut achevée.

1951
Toujours en fonction du nombre de ses disciples, il fonda un second village Ndémène II. Les disciples s’organisèrent et créèrent des champs collectifs pour le dispenser des travaux champêtres. Un jour, il recensa 55 champs.
Cependant, il se contenta du produit de ses champs personnels pour nourrir sa famille et distribua la production totale des 55 champs aux nécessiteux. D’ailleurs, dans le souci de libérer les disciples, il leur proposa un jour de mettre fin à ces champs collectifs mais se heurta à leur refus catégorique.

1952
Elhadji Ahmadou DEME s’adonna entièrement à l’enseignement du Coran et à la pratique de la religion et y travailla à plein temps. Le matin, jusqu’ à 14h 30 mn : Commentaire du Coran De 15h 30 mn au crépuscule : Enseignement du Coran.


1959
Il termina la correction de son oeuvre et la mouture finale.

1960
Le 4 avril (coïncidence avec la fête de l’indépendance), l’œuvre fut publiée par deux de ses amis : Ibou DIOP SANDICOLY et Elhadji Ousseynou SECK. Le Gouvernement, dirigé alors par Monsieur Mamadou DIA, donna l’ordre de l’imprimer.
L’œuvre fut envoyée à Tanger au Maroc mais considérant la grandeur d’une telle entreprise, l’imprimeur réclama l’aval du Gouvernement sénégalais.


1961
Le Gouvernement du Sénégal envoya alors le nommé Chérif NDIAYE à Tanger mais l’imprimeur trouva l’œuvre gigantesque (20 volumes de 2 kg et 450 pages chacun) et déclina son offre.


1962
L’œuvre fut transférée au Caire. M. Mahmoud Saltoute, Recteur de l’Universite Al Azar du Caire, demanda que l’œuvre soit vérifiée avant d’être imprimée. Douze (12) érudits furent choisis et chacun dans son domaine de compétence, pour examiner l’œuvre. Ils n’y décelèrent aucune erreur. Ils furent tellement contents qu’ils renoncèrent à la prime de 250 livres égyptiennes qu’ils réclamaient pour faire le travail.


1973
Elhadji Ahmadou DEME mourut le 10 décembre à 22 heures et fut enterré à l’ouest de sa mosquée. Il reçut de son vivant toutes les distinctions honorifiques du Sénégal : Chevalier- Commandeur de l’Ordre National.


Son Oeuvre Littéraire
Les grandes dates de l'histoire d'El Hadj Amadou Déme de Sokone
Il est l'auteur d'environ vingt ouvrages sur l'islam dont « Dyahou Nayirayni » (L'Éclat du Soleil et de la Lune ou encore La Lumière des deux Lumières), une exégèse du Coran en 20 volumes1 ; ce texte propose une synthèse des commentaires antérieurs (Tabari, Tantawi, Naysaburi, Ibn Abass, Khurtubi, Baydawi, Rukhul Bayan, Jalalayni, Ibn Kassir, etc.), et inventorie l’ensemble des opinions des jurisconsultes (Mâlik ibn Anas, Ash-Shâfi'î, Ahmad Ibn Hanbal), sur les questions les plus controversées dans la religion islamique.

Parmi ses ouvrages:

    Avertissement aux déments : Tanbikhul Aqbiya

    Benediction de dieu l'unique : Rakhmatul Ahad

    Conseil à la fratrie : Nassikhatul Ikhwan

    Découverte de la voûte céleste : Kachifatul Khijab

    Défendre les hommes vertueux contre les calomnies des vicieux : Tanfissu Saalikhin an Wachawichi Talikhin

    Exercer les étudiants à la grammaire : Tamrinu Tulab

    L'éclat des deux lumières (commentaire du coran : Diya ou Nayirayni)

    le collier précieux : Iqdu Samin

    lettre de divorce : Rissalatu Talaq

    lexique de mots peu usités en arabe : Garib fi Luqatil Arabiya

    livre sur l'âme: Kitab fi Rukh

    profit pour un bienfaiteur

    questions et réponses sur la Tariqa Tijaniya (As ila wal ajuba ala tariqa attijaniya)

    recueil de sermons : Diwanu Khutb

    rendez-vous de la mode : Unwanu Turraz

    renouvellement des connaissances : Jalaa ul Fukhum

    vie d'Elhadji Omar Tall

    vie du prophète Mohamed : Siratu Nabi


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